Recherche partenaires et draveurs pour Drave Développement

Vous êtes dirigeant d’une organisation qui pourrait bénéficier d’un intérêt plus large des grandes entreprises et des différents paliers gouvernementaux Québécois pour le logiciel libre, le matériel libre et le savoir libre? Vous voulez collaborer avec les autres organisations du libre québécois? Vous voulez appuyer le développement d’alternatives locales aux GAFAM? Vous croyez à l’importance de diriger une part plus importante des fonds publics québécois vers le bien commun?

Alors joignez-vous à Drave Développement (un organisme à but non-lucratif), comme partenaire et bénéficiez d’une visibilité accrue, d’aide à votre développement d’affaires, du réseautage et des opportunités de recrutement et de partenariat tout en aidant à créer un un écosystème du libre québécois vaste, fort, innovateur, prospère et pérenne.

Le processus pour devenir partenaire est simple:

Demandez à un administrateur de votre organisation de remplir le formulaire de l’entente-cadre et soumettre:

Une fois acceptée par le conseil d’administration provisoire de Drave Développement, nous vous renverrons le PDF signé.

Vous voulez vous joindre comme individu?

Vous pouvez aussi joindre comme draveur en utilisant le formulaire

https://serment.drave.dev/

Pour plus d’informations:


https://www.linkedin.com/company/dravedev/

Modèle d'affaires Drave Développement (7)

Je vous trouve très courageux chez Drave Développement ! Vous êtes avant-gardistes et j’aime bien votre jeu de mot avec les personnes qui se promenaient sur les billots de bois sur les cours d’eau au Québec (« Les Draveurs »). :heartbeat:

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La drave évoque surtout des jobs difficiles et pas payés en fonction de l’effort, en exil loin de chez soi, le profit étant pour les patrons étrangers. Mon grand-père a travaillé pour une papetière et pestait contre ses patrons britanniques, le père d’un ami d’enfance a travaillé comme bûcheron et était analphabète. Vous allez me dire qu’il faut être d’une autre génération pour ne pas pouvoir considérer la métaphore de la drave comme étant positive, mais dans les faits toute l’industrie informatique actuelle se calque sur les bonnes vieilles industries capitalistes, colonisatrices, extractivistes et polluantes (aujourd’hui des cerveaux et de l’attention); pourquoi changer une formule gagnante? Bonne drave quand même!

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Je pense qu’il faudrait qu’on se fasse une visioconférence ou un appel téléphonique parce que j’ai l’impression que tu as une bien mauvaise impression de nous et j’aimerais résoudre le conflit ou savoir à quoi m’en tenir au moins.

Il dit seulement que la drave et les draveurs c’est un moment de l’histoire (parmi tant d’autres) où les canadiens-français étaient des gagnes petits, des besogneux exilés et exploités, et que, ce nom n’a donc pas une connotation positive pour lui.

Je ne crois pas que ça soit contre vous ou votre projet :dove:

On est conscient déjà des aspects peut reluisant du contexte socio-économique derrière la drave. J’ai aussi lu « Menaud, maître-draveur »… L’utilisation modernisée de drave combinée à une mission de souveraineté numérique est évidemment un rappel à l’exploitation étrangère qu’il faut lutter contre tout en contrastant le talent mythique et les accomplissements des draveurs.

Toutefois, nous accuser d’être une reformulation numérique de cette dynamique alors qu’on l’affronte de front m’apparaît comme un commentaire toxique et j’ai la responsabilité de comprendre la psychologie derrière cette toxicité envers notre démarche que je retrouve dans une communauté auquel nos attentes sont de trouver du support à notre mission.

Donc je réitère ma demande pour un parler.

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Je crois qu’il a seulement exprimé un sentiment lié à l’histoire de ses proches … Mais peut-être qu’il y a d’autres interventions que je ne connais pas.

Donc ça sera mon dernier commentaire sur le sujet. Je vous laisse régler ça entre vous :slight_smile:

Ciao ciao, bonne journée

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Demande de visioconférence refusée!
Ce qui me dérange c’est de promouvoir une entreprise via un forum qui n’est (selon moi) pas fait pour ça. Je pourrais être indifférent à cet affairisme, alors c’est ce que je ferai.
Désolé si mes commentaires sont perçus comme un empêchement à la liberté de publicité (j’ai pas trouvé de uBlock Origin pour ça…). Bonne continuation!

C’est tout à fait pertinent et même pile sur le sujet de parler de business + libre ici. On se permet même un bonne critique constructive sur le choix du nom, c’est assez sain à mon humble avis. Par contre pour se perdre en explications on est d’accord que c’est pas très intéressant.

Mais sinon on va où ? C’est même classé dans « petites annonces », tant mieux si ça fait des petits.

Vous rappelez-vous de l’APELL ? Ça va prendre du sang neuf, et beaucoup, pour réécrire ce triste chapitre du logiciel libre au Québec.

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Ben justement, si on est pour toujours tourner en rond avec des trucs comme l’APELL, ou la poursuite de SFL contre le gouvernement (quelle étrange idée), ou autre lobbyingnerie affairiste, on ne réussira pas à faire comprendre aux gens « ordinaires » (les « users ») en quoi le logiciel libre a de la valeur pour eux d’abord. On le sais depuis le début (et même avant) qu’il y a moyen de faire de l’argent avec l’informatique (libre ou pas, encore plus aujourd’hui), et que ce sont toujours les gens d’affaires qui feront cet argent. Je ne minimise pas cet aspect, mais je trouve que ça n’a très peu d’intérêt (sauf pour eux). Je retrouve aujourd’hui le même malaise que j’ai eu à l’époque des premières années de FACiL, alors je vous laisse revivre ce triste chapitre cyclique du « comment qu’on fait du bacon avec le libre », sans moi. Ma place au CA de FACiL sera libre à la prochaine AGA, battez-vous pour l’obtenir puisque ce que sera bon pour la business.

Bonjour @marclava,

Quel chemin proposes-tu?

Je vais toujours être là pour avoir un regard [très] critique sur le capitalisme. Comme j’ai un regard de plus en plus critique sur les technologiques numériques.

Mais nous sommes dans un monde où, la dissonance cognitive pèse pour plusieurs. Nos jobs ne sont pas toujours en adéquation avec nos valeurs. Certains ont comme solutions de partir à leur compte pour se créer un emploi qui sera davantage en harmonie avec ce qu’ils aiment, et ce en quoi ils croient … Le logiciel libre, l’écologie, le maréchage, les chèvres, etc. D’autres sont bien sûr des opportunistes, muent par l’appât du gain.

Moi avec les années je crois plus aux gestes concrets qu’à l’évangélisme. Par exemple, Framasoft avec Peertube et Mobilizon & cie, ont mis les mains dans le cambouis et ils ont fait un travail incroyable avec pas beaucoup de moyen$$$.

Il me semble qu’il faudrait sortir de nos terres de technophiles et aller voir de quoi les gens ont besoin: la société civile, les artistes, les agriculteurs; qu’est-ce qu’ils vivent avec leurs outils numériques, qu’est-ce qu’ils aiment, qu’est-ce qu’ils détestent … Se sentent-ils captifs de ces machines? ou ils les voient comme indispensables?

Par exemple, pourquoi nous achetons des fruits et légumes de nos producteurs locaux?

  • Parce que c’est meilleur pour l’économie de proximité,
  • parce que c’est plus éco-responsable,
  • parce que ça permet de créer des liens …

Mais aussi parce que, très souvent, ça goûte bien-plus-bien-bon!

Il y a de quoi s’inspirer je trouve.

Au 20e siècle il y eu beaucoup défervescence quand les intellectuels et les artistes sont sortis de leur salon pour rejoindre les ouvriers et partager leur quotidien et leurs combats … Créer des liens, abattre les cloisons.

Ciao ciao

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Allo, je penses qu’il y a de quoi s’inspirer en effet. D’abord, je suis capitaliste « comme tout le monde », mais je peux certainement critiquer ça. Perso je tente juste de terminer une carrière de bricoleur numérique du côté « arts et communications » (depuis plus de 25 ans en fait). Le libre a fait énormément de progrès depuis le début des années 90 (j’ai découvert ça en 94 en montant un serveur web à l’université et déjà je n’avais plus envie de faire des cédéroms pour Macintosh).

Le libre c’est un peu comme les énergies « propres » (solaire, éolien) qui ont fait beaucoup de progrès, mais comme la demande d’énergie augmentent tout le temps, les énergies « sales » continuent à progresser aussi (parce que sinon le système financier s’écroule). Les logiciels libres ne sont encore qu’une alternative étrange au propriétaire dans la tête de la vaste majorité, sauf chez ceux qui savent très bien en profiter, c’est-dire l’industrie informatique, pour faire augmenter leurs gigantesques capitalisations. Donc maintenant que le logiciel libre (et open source) aurait (enfin?) prouvé qu’il peut être profitable, quoi de plus naturel que de s’en servir pour faire la même chose que d’habitude?

Il n’y aurait donc plus rien à proposer de nouveau, et c’est pour ça que l’idée d’un « Québec Inc. Libre » perdure. Côté nouveauté il y aurait peut-être ce que le mouvement pour les logiciels éthiques revendique, c’est-à-dire de remettre en question très sérieusement la liberté zéro (la liberté d’exécuter le programme, pour tous les usages), parce que clairement ça n’améliore pas le monde… Mais pour remettre en question cette liberté zéro (à savoir comment elle s’applique), il faut avoir un projet de société, chose qu’on n’a plus depuis des décennies (depuis les années 80). Avant cette période, les gens intelligents étudiaient les sciences (incluant les sciences sociales encore très jeunes), puis depuis ils n’étudient que la finance et le « machine learning »… Bref, on n’a plus maintenant que de la pure technocratie et des cultivateurs qui sont poussés au suicide, sur fond de réchauffement climatique (et du mining de bitcoins pour l’aider).

Qu’est-ce qu’on peut proposer dans ce contexte morbide? Je n’en ai aucune idée.

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Tel qu’indiqué dans le message de @rngadam, Drave Développement est un organisme à but non-lucratif. Et même si c’était une entreprise, c’est tout à fait pertinent d’avoir des messages sur forumsdulibre.quebec au sujet des entreprises du logiciel libre au Québec.

Les idéologies politiques et économiques des individus peuvent grandement diverger, mais ce qui nous rassemble ici sont les grands principes des logiciels libres. Une entreprise qui livre des services autour du logiciel libre mène à des contributions concrètes à l’écosystème. Il faut applaudir et aider ces initiatives.

Marc

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Il ne faut plus s’imaginer que le FOSS est marginal, il est partout, en bonne partie responsable du succès des plus grands monopoles informatiques liés au développement d’Internet. On n’est plus en 1986 au moment de la définition du logiciel libre, mais presque 25 ans après sa re-fondation (forcée) en tant qu’open source. Il n’y a pas « d’écosystème du libre », et si il y en a un qui s’est développé, il rime durablement avec GAFAM et ses dérivés. Alors on peut bien applaudir ce qu’on veut, mais il ne faut plus voir dans tout ce qui se frotte au « libre » quelque chose qui va nécessairement le valoriser, sauf si c’est pour le redéfinir constamment dans le sens des « lois du marché » qui dissout les grands principes comme les fatalités, et qui se fout pas mal des progrès sociaux (autrement que par et pour ces « lois »). Je ne doute pas du succès des entreprises bien menées (si sont en général des fins plus que des moyens, qu’elles soient lucratives ou pas), alors si ce forum peut (ou doit) servir à les promouvoir, et bien bonnes conversations, et surtout bonne chance!