Logiciel libre au Québec ou ailleurs : l'avenue principale

J’ouvre ce billet en continuation de celui sur le profil de la main d’oeuvre car on ne peut pas commenter plus de 3 fois dans un même billet (je comprends qu’ont veut éviter les trolls mais ça ne facilite pas le dialogue, alors je triche un peu mais pas top et j’espère que vous ne m’en voudrez pas)

Robin, je ne critiquais ce que toi et Mathieu faites, je vous remercie et félicite de votre engagement que j’ai partagé et que je partage encore. Mais les choses changent et nous aussi, moi en particulier.

Ce que font nos écoles (CGEP et universités compris) est SCANDALEUX en regard de l’éthique et de l’avenir de notre société, elles ne forment pas les étudiants (ou très peu) à l’informatique mais à l’usage de certains logiciels ce qui n’est pas pareil et le résultat est ce que l’on lit ou devine dans le rapport de technocompétence : les employeurs recherchent des gens connaissant l’usage des logiciels qu’ils utilisent, et il se trouve que ce sont des logiciels propriétaires. Oh bien sûr parfois des logiciels libres quand ils ne peuvent pas faire autrement. Les former à ces logiciels renforce la position dominante de ces logiciels. Et on fait ça gratuitement (on ne facture pas aux entreprises le coût de cette formation) et pire bien souvent on paye pour ces logiciels.

Autrement dit MIcrosoft devrait payer au moins 3000$ par étudiant qui sort de l’enseignement québécois et fournir ses logiciels vraiment gratuitement, sinon c’est du vol pur et simple. Et pour voler légalement ça prend des complices. Et il n’y a pas que lui : lire le billet sur la construction. c’est un SCANDALE économique et non seulement éthique.

J’ai un petit fils qui s’est fait refuser au secondaire l’usage de son ordinateur linux+libreoffice qui ne lui posait pas problème. j’ai regardé pourquoi et c’est à pleurer : il fallait qu’il fasse du clic clic pour reproduire le document proposé par le prof, comme si un traitement de texte devait être encore utilisé comme une machine à écrire. Rien sur la relation entre le contenu et la mise en page ni la conception du contenu. Tellement débile que je ne voyais pas comment réagir.

Autre exemple au primaire j’aide un autre petit fis à faire un projet pour un “concours” scientifique et explorant le web et en utilisant framamind et d’autres logiciels libres pour construire progressivement son exposé : il n’a pas pu utiliser ce qu’on avait fait (ormis le résultat: la maquette que je les aidé à faire): impératif une présentation powerpoint un point c’est tout, le reste ne comptait pas. Et pourtant lui et son copain n’ont eu aucun problème avec les logiciels que j’avais utilisé (bon ils on un peu traîné la patte quand on a du chercher comment développer un cône pour construire leur proto en carton, mais ils ont suivi !), dommage …

Tant que cela ne changera pas on sera mal pris : on devrait enseigner ce qu’on peut bien faire grâce à l’informatique en utilisant pour ce faire des logiciels libres (quitte à en développer de nouveaux et on s’apercevra qu’ils seront meilleurs) . L’adaptation à d’autres logiciels deviendra alors faciles.

C’est là que je voulais en venir car la dimension enseignement semblait importante dans le rapport (que j’ai lu un peu rapidement il est vfrai).

Cela devrait être notre nouvelle bataille. Mais on a du travail !

Daniel Pascot

Mouais, ce que je présentais dans L’industrie de la construction au Québec était pas reluisant disons. Mais le système d’enseignement oeuf-ou-la-poule qui ne forme pas la main d’oeuvre pour des connaissances polyvalentes mais pour faire du clic-clic-clic sur certains logiciels spécifiques, c’est un problème qu’on constate depuis quinze ans au moins, rien de nouveau sous le soleil de mon point de vue…


Les admins ou utilisateurs avec un rang élevé (par expérience) peuvent “fusionner” des messages, c’est ce que j’ai fait maintenant dans l’autre fil de discussion où tu avais posté 3 fois d’affilée.

J’ignorais que tu étais proche d’enfants en âge scolaire et que tu les guidais avec les logiciels libres.

Un des problèmes principeux en éducation (à part le lobyyisme très pusissant et omniprésent) est l’ignorance pure et simple. Les enseignants n’utilisent que ce qu’on leur présente.

Il faut donc aller en personne aux rencontres de conseil d’établissement et à toute rencontre de parents, et rencontrer en personne aussi séparemment les enseignant et la direction et par exemple leur partager les documents préparés par la FSF, mais aussi leur montrer des alternatives concrètes à ce qu’ils utilisent, puis leur offrir de l’appui et soutien technique gratuit (c’est disponible maintenant au Québec via http://ceqc.info).

Les liens pour les documents FSF sont ici: https://wiki.facil.qc.ca/view/Éducation

Lors d’un prochain Camp FACIL ce serait bien de prendre du temps pour mettre de l’ avant ces ressources et continuer les efforts que j’organise avec d’autres en ce sens - et ne pas oublier de “tagger” éducation ici :slight_smile: